La Cour suprême a rendu jeudi une décision unanime rédigée par le juge Ketanji Brown Jackson, dans laquelle les neuf juges ont souscrit à leurs opinions dans le litige sur les brevets pharmaceutiques qu’ils surveillent.
Les juges ont statué 9-0 Hikma Pharmaceuticals USA Inc. contre Amarin Pharma, Inc.a annulé la décision du tribunal inférieur et renvoyé l’affaire pour une procédure plus approfondie, marquant un moment rare de plein accord dans un tribunal souvent décrit comme idéologiquement divisé. Jackson, qui a été nommé par Biden, est l’un des dissidents les plus fréquents sur le terrain, ce qui rend ses auteurs d’opinion concordants encore plus célèbres.
La décision explique comment les tribunaux devraient évaluer si les fabricants de médicaments génériques peuvent être poursuivis pour incitation à la contrefaçon de brevet lorsqu’ils commercialisent des médicaments avec des « étiquettes maigres », qui excluent les utilisations brevetées – un changement qui pourrait affecter la façon dont les médicaments bon marché sont mis sur le marché.
Pourquoi c’est important
La décision met en lumière un fait souvent négligé dans le discours public : la Cour suprême tranche encore une partie importante de ses affaires à l’unanimité. Alors que les décisions très médiatisées se divisent souvent par 6 contre 3 selon des critères idéologiques, les données montrent que les décisions unanimes restent une grande partie de la production de la Cour ces derniers temps.
Cela a également souligné le rôle croissant de Jackson sur le terrain. Selon les statistiques de la Cour suprême, c’est lui qui a représenté le plus grand nombre d’affaires au cours de la période judiciaire 2024-2025, soit environ 72 % – le plus bas de tous les juges.
Que sais-tu ?
- Cas: Le différend porte sur la question de savoir si les fabricants de médicaments génériques peuvent toujours être tenus responsables pour incitation à la contrefaçon de brevet après avoir utilisé des « étiquettes minces » qui excluent l’utilisation brevetée de médicaments de marque.
- Arrière-plan: Amarin, le fabricant du médicament Vascepa, a poursuivi Hikma, qui cherchait à commercialiser une version générique tout en excluant de son étiquette son utilisation cardiovasculaire brevetée.
- Tribunal inférieur : Un tribunal fédéral de district a rejeté l’affaire, mais la Cour d’appel du circuit fédéral des États-Unis a autorisé la poursuite de l’affaire, jugeant les allégations plausibles.
- Verdict: La Cour suprême a annulé cette décision 9-0 dans un avis rédigé par Jackson, expliquant la norme juridique qui régit le moment où de telles réclamations peuvent être poursuivies.
- Le contexte plus large : L’affaire fait partie d’un effort continu du tribunal pour clarifier la manière dont le droit des brevets s’applique aux médicaments génériques en vertu de la loi Hatch-Waxman, qui réglemente la concurrence entre les produits pharmaceutiques de marque et génériques.
Que s’est-il passé ensuite
L’affaire revient maintenant devant un tribunal inférieur, où un juge appliquera le cadre juridique défini par la Cour suprême pour déterminer si la demande d’Amarin peut être jugée selon les normes appropriées.