Un cessez-le-feu fragile entre les États-Unis et l’Iran a été poussé au bord du gouffre mardi soir après que les forces américaines ont mené des frappes sur une île stratégique iranienne dans le détroit d’Ormuz.
Téhéran a répondu en tirant des missiles sur des sites militaires dans les États voisins du Golfe.
Cette escalade dramatique s’est produite alors que l’administration Trump poursuit ses négociations pour désamorcer la crise et parvenir à un accord plus large avec l’Iran.
Selon le commandement central américain, les forces américaines ont mené ce qu’elles ont décrit comme des « frappes d’autodéfense » contre une installation militaire iranienne de contrôle terrestre sur l’île de Qeshm après que les forces iraniennes auraient tenté d’attaquer dans toute la région.
Le CENTCOM a déclaré que les troupes américaines ont également intercepté plusieurs menaces iraniennes avant qu’elles n’atteignent leurs cibles.
“L’Iran a lancé plusieurs missiles balistiques vers ses voisins régionaux ; cependant, aucun d’entre eux n’a réussi à atteindre leurs cibles”, a indiqué le commandement militaire dans un communiqué.
Selon le CENTCOM, deux missiles tirés sur le Koweït ont échoué ou se sont désintégrés avant d’atteindre leurs cibles, tandis que trois missiles visant Bahreïn ont été interceptés par les systèmes de défense aérienne américains et bahreïnites.
L’armée a également signalé avoir détruit trois drones d’attaque iraniens à sens unique qui, selon elle, avaient été lancés sur des navires civils traversant les eaux régionales.
“Les forces américaines ont également mené des frappes d’autodéfense contre une station de contrôle militaire iranienne sur l’île de Qeshm”, a indiqué le CENTCOM.
Les États-Unis ont lancé des frappes sur l’île iranienne de Qeshm après que le CENTCOM a déclaré que des missiles et des drones iraniens avaient été lancés sur des cibles régionales et des voies de navigation civiles.
L’île de Qeshm occupe une position critique à proximité du détroit d’Ormuz, l’un des goulets d’étranglement maritimes les plus importants au monde, par lequel passe chaque jour un pourcentage important des réserves mondiales de pétrole. Sur la photo, un pétrolier est ancré au large de l’île de Qeshm, en Iran.
Ils ont ajouté qu’aucun soldat américain n’avait été blessé au cours de l’opération et souligné que les forces américaines restaient prêtes à se défendre pendant le cessez-le-feu en cours.
Cet échange a marqué l’un des affrontements les plus dangereux depuis la suspension temporaire des hostilités entre Washington et Téhéran.
L’île de Qeshm occupe une position critique à proximité du détroit d’Ormuz, l’un des goulots d’étranglement maritimes les plus importants au monde, par lequel passe chaque jour un pourcentage important des approvisionnements mondiaux en pétrole.
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique iranien a rapidement admis avoir lancé ces attaques en représailles.
Le CGRI a qualifié l’attaque américaine d’« agression effrontée et flagrante » et a affirmé que les lancements de missiles sur le Koweït étaient une réponse à l’opération Qeshma.
Les chaînes militaires iraniennes ont affirmé que plusieurs missiles avaient touché des cibles au Koweït, bien que les autorités koweïtiennes aient contesté ces affirmations.
Les forces armées koweïtiennes ont déclaré que des systèmes de défense aérienne avaient été activés contre ce qu’elles qualifiaient de menaces de missiles et de drones ennemis.
“L’état-major général de l’armée note que tous les bruits d’explosion, s’ils sont entendus, sont le résultat de systèmes de défense aérienne qui interceptent les attaques ennemies”, a indiqué l’armée koweïtienne dans un communiqué.
Des femmes iraniennes parlent mardi parmi les décombres d’un immeuble détruit par les précédentes frappes aériennes américano-israéliennes, à Téhéran, en Iran.
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique iranien a rapidement admis avoir lancé des frappes de représailles (photo d’un missile intercepteur défectueux)
Les événements tendus de la nuit sont survenus peu de temps après des informations faisant état de bruits semblables à une explosion près de l’île de Qeshm, selon les médias iraniens. Sur la photo, l’île de Qeshm (archive)
Les autorités ont exhorté les habitants à suivre les consignes de sécurité émises par les autorités.
Pendant ce temps, des alarmes ont retenti dans tout Bahreïn tôt mercredi matin, les autorités avertissant les habitants de rester calmes et de chercher refuge.
Le ministère de l’Intérieur de Bahreïn a demandé aux citoyens et aux résidents de se déplacer vers le lieu sûr le plus proche pendant que les forces de défense réagissaient à la menace.
Les événements tendus de la nuit sont survenus peu de temps après des informations faisant état de bruits semblables à une explosion près de l’île de Qeshm, selon les médias iraniens.
La confrontation militaire s’est déroulée sur fond d’efforts diplomatiques délicats impliquant Washington, Téhéran, Israël et le Liban.
Malgré les informations publiées plus tôt cette semaine selon lesquelles les négociations entre les États-Unis et l’Iran étaient au point mort, les médias iraniens ont indiqué plus tard que les négociations se poursuivaient.
Le secrétaire d’État Marco Rubio a laissé entendre que tout accord impliquant le programme nucléaire iranien serait très complexe et pourrait nécessiter des mois de négociations techniques avant d’être finalisé.
Le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré que les négociations sur le programme nucléaire iranien devraient être très techniques et pourraient prendre des mois.
Mardi, de nouveaux échanges de tirs ont eu lieu entre les forces israéliennes et le Hezbollah le long de la frontière libanaise.
Dans le même temps, des pourparlers séparés impliquant Israël et le Liban ont repris à Washington après de nouveaux échanges de tirs entre les forces israéliennes et le Hezbollah le long de la frontière libanaise.
Les tensions régionales ont également mis en lumière les tensions entre Washington et Jérusalem.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que les opérations militaires dans le sud du Liban se poursuivraient, malgré les commentaires publics du président Trump indiquant que les forces israéliennes n’avanceraient pas vers Beyrouth.
Des sources proches des discussions entre les deux dirigeants ont indiqué que la récente conversation téléphonique est devenue encore plus animée à mesure que les désaccords sur la stratégie militaire s’intensifiaient.