Le Sénat, contrôlé par les Républicains, a adopté vendredi matin un projet de loi d’environ 70 milliards de dollars sur l’application des lois sur l’immigration, proposant des mesures qui financent l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et la Border Patrol pour les trois prochaines années.
Le vote 52 voix contre 47, qui s’est terminé juste avant 5 heures du matin, a fait suite à des heures de débat et à un processus marathon d’amendements connu sous le nom de « vote-a-rama », au cours duquel les législateurs des deux partis ont tenté en vain d’ajouter une disposition limitant la caisse noire de 1,776 milliard de dollars aux paiements aux alliés du président Donald Trump.
La législation prévoit des dizaines de milliards de dollars de nouveaux financements destinés principalement à étendre les opérations fédérales de contrôle de l’immigration. Les législateurs ont rédigé le projet de loi pour soutenir les frais de loyer, d’équipement et de fonctionnement de diverses agences chargées de mettre en œuvre les politiques d’expulsion massive de Trump.
La proposition prévoit environ 72 milliards de dollars au total, la plupart des fonds étant destinés à l’application des lois. La plus grande partie, soit 38,2 milliards de dollars, est destinée à l’ICE pour étendre et soutenir ses opérations, notamment en embauchant du personnel, en soutenant les efforts de détention et d’expulsion, en modernisant la technologie et les installations et en renforçant les accords de coopération avec les forces de l’ordre locales. Une partie de ce financement est réservée aux travaux d’enquête de Homeland Security Investigations, une subdivision de l’ICE.
Le Customs and Border Protection (CBP), qui supervise la patrouille frontalière américaine, recevra environ 26 milliards de dollars pour embaucher et équiper du personnel, améliorer les systèmes de surveillance et d’inspection et effectuer des contrôles aux frontières.
Le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) reçoit environ 5 milliards de dollars pour des objectifs opérationnels et d’application plus larges, tandis que le ministère de la Justice (DOJ) recevra environ 1,5 milliard de dollars pour soutenir l’application des lois et l’administration liées à l’immigration.
C’est une histoire en développement. Plus à suivre.