Les inscriptions à l’Affordable Care Act (ACA), également connue sous le nom d’Obamacare, ont fortement chuté en 2026, après l’expiration des crédits d’impôt fédéraux améliorés plus tôt dans l’année, laissant des millions d’Américains confrontés à des coûts d’assurance maladie plus élevés.
Un rapport du 8 juin du Fonds du Commonwealth a révélé que les inscriptions aux marchés ont chuté de 1,2 million de personnes au cours de la période d’inscription ouverte de 2026 – une baisse de 5 % par rapport à l’année précédente et la plus forte baisse annuelle depuis le lancement des bourses ACA en 2014.
Ce déclin a des implications bien au-delà des chiffres d’enregistrement sur le marché. Les analystes des politiques de santé préviennent que la hausse des primes et la baisse des inscriptions pourraient laisser des millions d’Américains supplémentaires sans assurance, augmentant ainsi la pression sur les finances des ménages tout en annulant des années de progrès en matière de couverture maladie.
La baisse des inscriptions fait suite à la décision de l’administration Trump d’autoriser l’expiration des subventions de l’ACA à la fin de 2025. Ces crédits d’impôt ont élargi l’accès à la couverture du marché pour des millions d’Américains. Sans eux, les primes devraient augmenter en moyenne de 75 pour cent, selon une analyse du Peterson Center on Healthcare et du KFF.
La subvention est disponible pour les ménages dont les revenus se situent entre 100 pour cent et 400 pour cent du niveau de pauvreté fédéral. La plupart des Américains qui en dépendent sont des étudiants, des travailleurs de petites entreprises, des travailleurs indépendants et des retraités.
Quels États ont connu les plus grandes pertes d’inscriptions ?
Les inscriptions ont diminué dans 41 États au cours de la période d’inscription 2026, selon les données des Centers for Medicare et Medicaid Services (CMS), certains signalant des baisses en pourcentage à deux chiffres.
Les États qui ont connu les plus fortes baisses des inscriptions à l’ACA (tous avec des baisses des inscriptions de plus de 15 %) comprennent :
- Arizona
- Delaware
- Indiana
- Caroline du Nord
- Ohio
- Oklahoma
- Oregon
- Virginie occidentale.
La Caroline du Nord a connu la plus forte baisse des inscriptions, à environ 22 pour cent.
Une poignée d’États ont résisté à la tendance nationale. Les inscriptions sont restées stables ou ont augmenté dans :
- Connecticut
- Idaho
- Louisiane
- Maryland
- Massachusetts
- New Mexico
- Pennsylvanie
- Rhode Island
- Texas.
Le Nouveau-Mexique a enregistré la plus forte hausse, avec une augmentation des inscriptions de 18 pour cent.
Les coûts élevés apparaissent comme le principal facteur
Les chercheurs et les experts en politique de santé ont largement souligné l’augmentation des coûts suite à la fin des subventions comme étant la principale raison de la baisse des inscriptions.
Le Congressional Budget Office (CBO) avait précédemment prédit que les inscriptions sur les marchés pourraient diminuer d’environ 25 pour cent après l’expiration des crédits d’impôt pour primes améliorés.
Des preuves de pressions croissantes en matière d’accessibilité financière sont apparues.
Une enquête du KFF menée fin février et début mars a révélé que 9 pour cent des inscrits au marché 2025 ne sont plus assurés, tandis que 4 pour cent des inscrits sont revenus sans payer leur première prime mensuelle.
Un autre 17 pour cent ont déclaré qu’ils n’étaient pas sûrs de pouvoir se permettre une couverture d’un an.
L’impact a été particulièrement prononcé parmi ceux qui se situent au-dessus du seuil d’admissibilité à la subvention. KFF a constaté que ce groupe ne représente que 3 pour cent des inscrits sur le marché, mais qu’il est responsable de 27 pour cent de la baisse globale des inscriptions.
Les analystes préviennent que les pertes pourraient s’accélérer dans les mois à venir.
Le Fonds du Commonwealth estime que les inscriptions à l’ACA pourraient chuter entre 17 pour cent et 26 pour cent jusqu’en 2026, laissant potentiellement environ 5 millions d’Américains de moins bénéficiant d’une couverture santé qu’un an plus tôt.