Les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord pour prolonger le cessez-le-feu et ouvrir de nouvelles négociations sur le programme nucléaire de Téhéran, mais le président Donald Trump n’a pas encore donné son approbation finale, selon un nouveau rapport.
Citant deux responsables américains et une source régionale impliquée dans les négociations, Akios a déclaré que les deux pays étaient convenus d’un protocole d’accord de 60 jours.
Il n’y a pas eu de confirmation immédiate de ce rapport, ce qui a incité les prix du pétrole à inverser leur tendance et à baisser.
Trump a déclaré à plusieurs reprises que la fin de la guerre était proche, mais il a déclaré mercredi aux médias lors d’une réunion du cabinet qu’il n’était pas encore satisfait des négociations et que les États-Unis ne discutaient pas d’un allègement des sanctions, ce qui est l’une des exigences de Téhéran.
Aux termes de l’accord, la navigation dans le détroit d’Ormuz restera « illimitée », ce qui signifie qu’aucun péage ni aucune forme de harcèlement ne seront autorisés, selon un nouveau rapport.
L’Iran devra retirer toutes les mines présentes dans le détroit d’ici 30 jours, tandis que le blocus naval américain sera progressivement levé, ont indiqué les deux responsables.
Le mémorandum inclut également l’engagement de l’Iran à ne pas chercher à acquérir des armes nucléaires.
Les discussions au cours des soixante prochains jours porteront largement sur l’uranium enrichi de l’Iran et ses capacités globales d’enrichissement.
Le protocole d’accord attend l’approbation de Donald Trump, selon Akios
Selon les termes de l’accord, la navigation dans le détroit d’Ormuz restera “sans restriction”.
Les États-Unis ont également accepté d’ouvrir des négociations sur l’assouplissement de leurs sanctions et le dégel des avoirs financiers iraniens détenus à l’étranger.
Ce rapport intervient après que l’Iran a ciblé une base aérienne américaine au Koweït à la suite de frappes américaines sur ce que Washington a qualifié d’opération de drone iranien.
Téhéran et Washington échangent ces derniers jours des propositions pour mettre fin à la guerre qui a éclaté le 28 février et englouti le Moyen-Orient, alors qu’un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril.
L’Iran a depuis maintenu un contrôle ferme sur le détroit stratégique d’Ormuz, un canal énergétique mondial vital, tandis que les États-Unis ont imposé un blocus naval des ports et des côtes iraniens depuis le 13 avril.
Cela survient après que les forces américaines ont mené lundi ce que le Pentagone a qualifié de frappes « défensives » contre des sites de lancement de missiles et des bateaux de pose de mines dans le sud de l’Iran.
Les États-Unis ont déclaré avoir agi avec « retenue » à la lumière du cessez-le-feu de plusieurs semaines, tandis que l’Iran a condamné cette action comme un signe de « mauvaise foi et de manque de fiabilité ».
La guerre a également fait craindre qu’elle ne plonge le monde dans une crise financière, a prévenu la Banque centrale européenne.
La décision de Téhéran de fermer effectivement le détroit d’Ormuz aux navires transportant le pétrole, le gaz naturel et d’autres approvisionnements essentiels de la région a été au centre des inquiétudes mondiales et des difficultés économiques.