Un nouvel aperçu du champ des démocrates montre que la course à l’investiture de 2028 est grande ouverte, aucun candidat ne bénéficiant d’un soutien clair.
Un sondage national mené par Lake Research Partners, qui se décrit comme « une organisation non partisane qui cherche de meilleures élections pour tout le monde », place l’ancienne vice-présidente Kamala Harris de peu devant le gouverneur de Californie Gavin Newsom, avec 52 % contre 48 % dans une simulation d’élections préférentielles, bien dans la marge d’erreur.
Point clé
- Seulement 43 pour cent ont choisi Harris ou Newsom comme premier choix, ce qui montre un électorat fragmenté.
- Environ 80 pour cent ont classé Harris ou Newsom parmi leurs cinq premiers, les renforçant lors des tours ultérieurs.
- Le vote préférentiel a gagné un large soutien, passant de 63 pour cent à 70 pour cent après que les électeurs l’ont essayé
- La position démocrate reste façonnée par les conséquences de la défaite du parti en 2024 et par l’inquiétude persistante des électeurs concernant l’économie.
Un sondage de mai auprès des électeurs démocrates des primaires a testé l’hypothèse primaire de 2028 en utilisant le vote par choix et a trouvé Harris juste devant Newsom.
Les candidats en lice sont confrontés à une course dans laquelle la constitution de larges coalitions entre les factions des partis peut s’avérer plus importante que l’obtention d’une base loyale.
Pourquoi c’est important
Les démocrates sont encore en train de se recalibrer après avoir perdu les élections de 2024, et les premiers sondages montrent qu’aucun candidat consensuel n’a encore émergé.
Dans le même temps, la simulation de choix classés pointe vers un type différent de compétition, construite sur un soutien transférable à travers des domaines très nombreux plutôt que sur une simple pluralité.
Que sais-tu ?
L’enquête de Lake Research Partners a été menée en ligne auprès de 800 électeurs démocrates probables aux primaires dans tout l’État du 6 au 11 mai 2026, avec une marge d’erreur de plus ou moins 3,5 points de pourcentage.
Il a été demandé aux personnes interrogées de classer jusqu’à cinq candidats sur une liste de 13 candidats potentiels, ce qui a permis aux chercheurs de simuler un concours à plusieurs tours au lieu d’un vote à choix unique.
Harris mène Newsom de 52 à 48 pour cent dans le décompte final des élections, un écart qui se situe dans la marge d’erreur et laisse la course à égalité.
Les préférences de premier choix racontent une histoire plus fragmentée, avec 26 pour cent soutenant Harris et 17 pour cent Newsom, ce qui signifie qu’une majorité de nouveaux électeurs préfèrent l’autre candidat.
Comment les systèmes génèrent des résultats
Environ 80 pour cent des électeurs classent Harris ou Newsom quelque part parmi les cinq premiers, ce qui permet aux deux de consolider leur soutien alors que les candidats les moins bien classés sont éliminés au cours des tours successifs.
Le processus récompense les candidats par une large acceptation parmi toutes les factions plutôt que par un soutien de premier choix, modifiant ainsi la façon dont les premiers sondages doivent être interprétés.
Les électeurs qui soutiennent des personnalités progressistes comme Alexandria Ocasio-Cortez ont tendance à citer Harris comme choix de repli, tandis que ceux qui s’alignent sur des personnalités comme l’ancien secrétaire aux Transports Pete Buttigieg et d’autres démocrates traditionnels sont plus susceptibles de se tourner vers Newsom.
Harris, Newsom et Buttigieg figuraient chacun dans les cinq premiers classements d’au moins 55 % des personnes interrogées, tandis que le deuxième groupe de candidats, dont le sénateur de l’Arizona Mark Kelly, Ocasio-Cortez et le gouverneur de Pennsylvanie Josh Shapiro, en comptait environ un tiers.
Le soutien au vote préférentiel a atteint 63 pour cent et est passé à 70 pour cent après que les personnes interrogées ont terminé l’exercice électoral, soulignant l’ouverture à la réforme électorale parmi les électeurs démocrates.
Que montrent d’autre les sondages 2028
D’autres premières enquêtes utilisant des méthodes de sondage traditionnelles font état d’une course démocrate tout aussi instable, même si elles montrent des degrés variables de concentration au sommet.
Un sondage Echelon Insights mené du 17 au 20 avril auprès de 1 012 électeurs probables (marge d’erreur de plus ou moins 3,5 points de pourcentage) a trouvé Harris à 22 pour cent et Newsom à 21 pour cent, suivis de Buttigieg à 12 pour cent et Ocasio-Cortez à 10 pour cent, avec 10 pour cent d’indécis.
Un autre sondage Harvard/Harris réalisé du 23 au 26 avril auprès de 2 745 électeurs inscrits, avec une marge d’erreur de 1,87 points de pourcentage, montre une image démocrate plus solide, avec Harris à 50 pour cent et Newsom à 22 pour cent, suivis de Josh Shapiro à 9 pour cent, Ocasio-Cortez à 8 pour cent et JB Pritz.
Les différences dans les listes de candidats et les méthodologies rendent les comparaisons directes difficiles, mais ensemble, les données pointent vers une course sans hiérarchie établie.
Encore une course informe
Aucun candidat démocrate majeur n’a officiellement déclaré sa campagne présidentielle en 2028, et des personnalités majeures, dont Harris et Newsom, se sont abstenues de faire des offres explicites tout en continuant à bâtir un profil national.
Pris ensemble, les sondages montrent une compétition définie moins par l’élan que par le choix, avec les premiers dirigeants fonctionnant comme des choix consensuels plutôt que comme des favoris dominants dans un domaine qui reste fluide et non déclaré.