Des millions d’habitants de l’Indiana ont été invités jeudi à éviter d’utiliser le service au volant et à limiter leurs activités quotidiennes, alors que des alertes sur la qualité de l’air ont été émises dans tout l’État en raison de l’augmentation des niveaux d’ozone qui devraient atteindre des niveaux malsains.
Le Département de la gestion de l’environnement de l’Indiana (IDEM) a déclaré une Journée d’action sur la qualité de l’air dans presque tout l’État de l’Indiana, couvrant environ 7 millions de personnes, l’alerte restant en vigueur jusqu’à minuit, heure locale. Les autorités ont averti que la pollution par l’ozone pourrait atteindre des niveaux classés comme « malsains pour les groupes sensibles », ce qui a incité à donner des directives pour réduire les émissions et protéger la santé publique.
Cet avertissement intervient alors que les températures chaudes du début de l’été et un fort ensoleillement créent des conditions idéales pour l’accumulation d’ozone dans la région. L’ozone se forme lorsque les polluants provenant des véhicules et d’autres sources réagissent dans l’air chaud et stagnant, ce qui signifie que des pics sont plus probables pendant les périodes les plus chaudes. Ces conditions saisonnières peuvent pousser la qualité de l’air à des niveaux malsains, en particulier dans les zones densément peuplées où les émissions sont plus élevées.
Parmi les recommandations les plus notables : les résidents sont invités à éviter d’utiliser les services au volant et à combiner plutôt les tâches en un voyager, faire du covoiturage ou utiliser les transports en commun. Les autorités recommandent également aux conducteurs d’éteindre leur moteur lorsqu’ils tournent au ralenti pendant plus de 30 secondes, citant les gaz d’échappement des véhicules comme un contributeur clé à la formation d’ozone.
Les alertes couvrent une grande partie de l’État, y compris les grands centres de population comme Indianapolis, Fort Wayne, Evansville et South Bend, ainsi que des communautés plus petites comme Noblesville, Carmel, Bloomington et Terre Haute. Au total, des millions de citoyens sont concernés.
“Les niveaux d’ozone devraient se situer dans la fourchette malsaine pour les groupes sensibles”, indique l’alerte, avertissant que les enfants et les adultes actifs, ainsi que les personnes souffrant de problèmes respiratoires tels que l’asthme, devraient limiter leur exposition prolongée à l’extérieur. Ces groupes sont considérés comme particulièrement vulnérables aux effets de la pollution atmosphérique.
Un avertissement de code orange – indiquant des impacts potentiels sur la santé des populations sensibles – a également été émis dans le sud de l’Indiana, y compris dans les zones proches de Louisville. Les responsables affirment que le grand public est moins susceptible d’être affecté, mais la prudence est néanmoins de mise.
Comment se forme l’ozone ?
L’ozone troposphérique – celui qui déclenche des alertes sur la qualité de l’air – se forme par des réactions chimiques plutôt que par être émis directement. Ils sont créés lorsque des polluants appelés oxydes d’azote, provenant principalement des véhicules et des centrales électriques, et des composés organiques volatils, provenant de sources telles que les vapeurs d’essence, les solvants et les émissions industrielles, réagissent en présence de la lumière du soleil.
La lumière du soleil fournit l’énergie qui déclenche cette réaction, brisant ces molécules polluantes et leur permettant de se réintégrer dans l’ozone.
Contrairement aux polluants qui sont libérés immédiatement, l’ozone est considéré comme un « polluant secondaire », ce qui signifie qu’il s’accumule au fil du temps à mesure que les émissions s’accumulent et culmine souvent l’après-midi pendant la chaleur de l’été. C’est pourquoi les alertes sur la qualité de l’air, comme celle émise dans l’Indiana, sont plus courantes par temps chaud et dans les zones à fort trafic ou à activité industrielle.
L’augmentation de la couche d’ozone est due à une combinaison de températures élevées, de lumière du soleil et de vents légers – des conditions qui permettent aux polluants provenant des véhicules, des émissions industrielles et d’autres sources de s’accumuler et de réagir chimiquement dans l’atmosphère. Cette réaction produit de l’ozone troposphérique, un composant clé du smog.
Pour aider à limiter l’accumulation d’ozone, les autorités ont présenté plusieurs mesures que les résidents peuvent prendre. En plus d’éviter les services au volant et les déplacements inutiles, le public est prié de retarder le ravitaillement des véhicules ou l’utilisation d’équipement de pelouse à essence jusqu’à 19 heures, lorsque les conditions sont moins favorables à la formation d’ozone. Des mesures d’économie d’énergie sont également recommandées, notamment régler le climatiseur à 75 degrés ou plus et éteindre les lumières lorsqu’il n’est pas utilisé.
Des avis similaires ont été émis dans les zones frontalières de l’Ohio et du Kentucky, où les agences régionales de qualité de l’air ont averti que les niveaux d’ozone pourraient approcher ou dépasser les normes malsaines. Les résidents de la région ont reçu des conseils parallèles, notamment en évitant les véhicules, en faisant le plein en dehors des heures d’ouverture et en reportant les travaux de jardinage impliquant des équipements électriques.
Que s’est-il passé ensuite
Bien que l’alerte actuelle expire à minuit, les responsables affirment que la situation pourrait évoluer en fonction des conditions météorologiques et des niveaux de pollution. Ils ont exhorté les résidents à surveiller les mises à jour de l’IDEM et des agences locales de qualité de l’air.
Les responsables de la santé publique soulignent que de petits changements de comportement, comme sauter les arrêts au volant ou combiner plusieurs tâches, pourraient collectivement contribuer à réduire les émissions pendant les périodes critiques.
Ces avertissements surviennent au milieu d’un large éventail d’événements liés à l’ozone au début de l’été, alors que des températures plus chaudes et un ensoleillement accru créent des conditions propices à la formation de smog dans le Midwest.