Le milliardaire technologique Peter Thiel fait l’objet d’un nouvel examen minutieux sur ses liens avec l’Argentine après que des informations ont suggéré qu’il avait déménagé à l’étranger, mais la réalité est plus compliquée.
Point clé
- New York Times des rapports suggéraient que Thiel avait pris pied en Argentine, ce qui a suscité de nombreuses affirmations en ligne selon lesquelles il avait « quitté » les États-Unis
- Les publications sur les réseaux sociaux vantant le rapport sont devenues virales, attirant des dizaines de millions de vues et alimentant le débat sur leurs intentions.
- Thiel a acheté un manoir de 12 millions de dollars à Buenos Aires et a rencontré le président argentin Javier Milei à plusieurs reprises.
- Des sources citées dans le rapport ont déclaré que cette décision était en partie liée aux inquiétudes concernant la politique américaine et au projet de taxe sur les milliardaires proposé par la Californie.
- Il n’y a aucune confirmation qu’il a quitté définitivement les États-Unis, des informations faisant état d’une réinstallation temporaire.
Un rapport du 28 mai indiquait que le fondateur de PayPal et président de Palantir avait déménagé temporairement en Argentine, citant des achats de propriétés, des réunions politiques et des déménagements familiaux à Buenos Aires plutôt qu’un départ permanent confirmé.
L’histoire est devenue virale en ligne, alimentant les spéculations sur la migration des élites et soulevant de nouvelles questions sur la confiance dans l’économie et l’orientation politique des États-Unis.
Le rapport a influencé la perception de Thiel, le climat d’investissement de l’Argentine sous Milei et le débat plus large sur l’impôt sur la fortune et la fuite des capitaux.
Semaine d’actualités a contacté Thiel via Palantir et le gouvernement argentin par l’intermédiaire de son bureau du chef de cabinet par courrier électronique vendredi matin.
Pourquoi c’est important
Les mouvements de milliardaires de premier plan sont souvent interprétés comme un signe de confiance dans les États-Unis, même si les décisions individuelles sont influencées par plusieurs facteurs. Dans ce cas, le reporting met en évidence le problème de la politique fiscale et de l’orientation politique.
Thiel recherche depuis longtemps ce que ses alliés ont décrit comme des options de « sauvegarde » à l’étranger, notamment l’obtention de la citoyenneté néo-zélandaise et la possibilité de résider ailleurs. Cette présence croissante en Argentine intervient alors que les débats politiques et fiscaux s’intensifient aux États-Unis, notamment en ce qui concerne les propositions visant à cibler les individus ultra-riches.
Quels sont les liens de Thiel avec l’Argentine ?
Les affirmations selon lesquelles Thiel aurait « quitté » les États-Unis se sont accélérées cette semaine après une New York Times Le rapport décrit l’investisseur milliardaire établissant de nouvelles racines en Argentine.
Les affirmations se sont rapidement répandues sur les réseaux sociaux, avec des publications virales accumulant des millions de vues et présentant cette décision comme un moyen sûr de quitter les États-Unis. Mais les rapports suggèrent que la situation est moins claire.
Selon des personnes proches du plan citées dans Le New York TimesThiel a temporairement déménagé avec sa famille à Buenos Aires, où ses enfants sont désormais scolarisés.
Ce changement, bien qu’important, ne constitue pas un départ officiel des États-Unis, où restent basés l’essentiel de sa richesse et de ses intérêts commerciaux.
Ce qui est clair, c’est que l’empreinte s’accroît en Argentine.
En avril, Thiel a acheté un manoir d’une valeur d’environ 12 millions de dollars dans le quartier exclusif de Palermo Chico à Buenos Aires, une propriété de 17 200 pieds carrés située dans l’un des quartiers les plus prestigieux de la ville, Poste de New York signalé.
Cet achat le place parmi un petit groupe d’investisseurs étrangers de premier plan qui entrent sur le marché immobilier de luxe en Argentine à une époque de réforme économique.
Mais son engagement va au-delà de l’immobilier.

Thiel a rencontré le président Milei à plusieurs reprises, notamment lors d’une visite au palais présidentiel de la Casa Rosada, où les deux hommes ont discuté d’idées politiques et économiques conformes à leurs vues libertaires communes, Le New York Times signalé.
Milei a ensuite qualifié la réunion d'”incroyable”, affirmant que les deux hommes considéraient “les impôts comme des voleurs”, selon Le temps de Buenos Aires.
Plutôt que de se concentrer sur des offres spécifiques, Milei a déclaré que la conversation était centrée sur des idéologies partagées et une orientation politique à long terme.
“C’est un anarcho-capitaliste, comme moi philosophiquement”, a déclaré le président, ajoutant que Thiel se demandait comment l’idée pourrait perdurer au-delà de son administration.
Les réunions reflètent un modèle plus large d’alignement idéologique, Milei sollicitant activement les investissements étrangers tout en promouvant la déréglementation et les réductions d’impôts, selon des rapports publiés dans Le temps de Buenos Aires.
Thiel a été l’un des premiers partisans de Trump qui a fait don de 1,25 million de dollars à sa campagne de 2016, mais a depuis renoncé à financer directement le président américain.
Des personnes familières avec la pensée de Thiel, citées dans New York Times rapport, a déclaré que les inquiétudes concernant l’orientation des États-Unis – en particulier les changements fiscaux potentiels en Californie – ont contribué à stimuler son intérêt pour l’Argentine.
Une mesure proposée qui pourrait imposer une taxe unique sur des milliards de dollars est l’un des nombreux facteurs envisagés.
Dans le même temps, l’Argentine offre ce que Thiel recherchait auparavant ailleurs : une distance par rapport aux zones de conflit mondiales et, selon des personnes proches de sa pensée citées dans New York Timesune couverture potentielle contre le risque géopolitique.
Il existe néanmoins des limites claires à la portée du mouvement.
Il n’y a aucune confirmation publique que Thiel a déménagé ou renoncé à résider aux États-Unis.
Les rapports indiquent que sa maison argentine est désormais le seul investissement connu dans le pays, confirmant qu’il pourrait s’agir d’un changement précoce plutôt que d’une transition complète.
Que s’est-il passé ensuite
Thiel semble avoir approfondi ses liens avec l’Argentine – par le biais de la propriété, de la politique et de sa présence personnelle – tout en conservant son ancienne base aux États-Unis.
Ce double constat explique en partie pourquoi des rapports nuancés se sont rapidement transformés en récits viraux sur des départs dramatiques.
La question de savoir si cette histoire évoluera vers quelque chose de plus permanent reste ouverte.