Le président Donald Trump a annoncé lundi qu’il avait reporté une frappe militaire américaine prévue contre l’Iran après que les dirigeants du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis l’aient exhorté à laisser les négociations avoir lieu.
Dans un long article sur Social Truth, Trump a déclaré que l’émir du Qatar, le prince héritier saoudien et le président des Émirats arabes unis lui avaient demandé de “retarder” l’attaque prévue mardi, arguant que les pourparlers progressaient et qu’un accord était à portée de main. Le président a déclaré que l’accord proposé inclurait une exigence clé des États-Unis : que l’Iran ne possède pas d’armes nucléaires.
L’annonce de Trump intervient au milieu de semaines de rhétorique et de signaux militaires intensifiés. Ces derniers jours, il a averti à plusieurs reprises Téhéran que « le temps presse » et que l’Iran devait agir rapidement sous peine de faire face à des conséquences désastreuses, dans le cadre d’une campagne de pression plus large liée à l’impasse des négociations sur les programmes nucléaire et militaire iraniens.
Dans son message, Trump a déclaré qu’il avait ordonné au secrétaire à la Guerre Pete Hegseth, au président des chefs d’état-major interarmées, le général Daniel Caine, et aux forces américaines de se retirer de l’attaque prévue, tout en restant prêts à lancer « une attaque à grande échelle… La lettre fait suite à un week-end au cours duquel Trump a inondé Truth Social d’images sur le thème de la guerre et d’IA illustrant l’action militaire américaine contre l’Iran, soulignant les tensions accrues dans la région.
La diplomatie régionale s’est intensifiée alors que le conflit américano-iranien reste irrésolu malgré le cessez-le-feu d’avril. Les responsables iraniens ont rejeté les récentes offres américaines de reprise des négociations, tandis que Washington continue d’exiger des limites à l’enrichissement nucléaire et aux capacités de missiles de l’Iran.
La décision de Trump de retarder la frappe a marqué une rupture rare dans sa position conflictuelle – mais il a clairement indiqué qu’elle pourrait être annulée immédiatement si les pourparlers échouaient.
La nouvelle intervient alors que l’Iran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de gérer le détroit d’Ormuz, intensifiant ainsi l’impasse sur ce couloir de navigation vital alors que les pourparlers de paix avec les États-Unis restent dans l’impasse.
Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a déclaré sur X qu’il avait créé l’Autorité du détroit du golfe Persique, une décision largement considérée comme une tentative d’officialiser le contrôle de Téhéran sur la voie navigable qui est effectivement bloquée depuis des mois. Cette annonce suggère que l’Iran se prépare à institutionnaliser son emprise sur le détroit, alors même que Washington et Téhéran peinent à relancer les négociations visant à apaiser les tensions régionales.
Il s’agit d’une nouvelle de dernière minute. Mises à jour à venir.